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Muryel Bonaldi

"Pense-Bêtes" de la langue Française

Vous trouverez ici sont rassemblés des listes d'expressions et de mots de la langue française, écrite et parlée.

J'espère que ceci vous aidera à mieux comprendre cette langue française si complexe et pourtant souvent si logique.

Définitions de certains mots

Barbarisme (n.m.) :

Faute de langage consistant à employer un mot inexistant ou altéré.
Exemple : "Que disez-vous ?" au lieu de : " Que dites-vous ?".

Elision (n.f.) :
Suppression de la voyelle finale d’un mot devant un autre mot commençant par une voyelle ou un h muet. La voyelle finale est remplacée par une apostrophe.
Exemple : l’humour ; j’ai ; presqu’île…

Homographe (adj. et n.m.) :
Mots dont la prononciation et l’orthographe sont identiques mais qui peuvent avoir des sens différents.
Exemple : bière (la boisson) ; bière (le cercueil).

Homophone (adj. et n.m.) :
Mots dont la prononciation est identique mais dont l’orthographe et le sens sont différents.
Exemple : cahot (secousse d’un véhicule sur la route) ; chaos (confusion totale).

Hyperbole (n.f.) :
Procédé qui consiste à exagérer l’expression pour produire une forte impression. (Contraire : litote).*
Exemple : " un géant" pour : "un homme de grande taille".

Hypertexte (n.m.) :
En informatique, procédé permettant de passer d’un document à un autre selon des chemins préétablis.

Litote :
Figure consistant à dire moins pour faire entendre plus. (Contraire : hyperbole).*

Exemple : "Je ne te hais point" pour : "Je t’aime".*

Néologisme (n.m.) :
Mot ou expression de création ou d’emprunt récents ; sens nouveau d’un mot ou d’une expression existant déjà dans la langue française.*

Paronyme (adj. et n.m.) :
Les paronymes sont des mots dont la prononciation est voisine mais dont l’orthographe et le sens sont différents.
Exemple : recouvrer (rentrer en possession de ce qu’on avait perdu*) et recouvrir (pourvoir d’une couverture, d’un élément protecteur…*).

Pléonasme (n.m) :
Répétition de mots ayant le même sens.
Pourtant, on les entend partout : à la TV, à la radio, dans la bouche des gens et des journalistes parfois.

Pléonasmes Expressions correctes
descendre en basdescendre
rénover à neuf rénover
conjoncture actuelle conjoncture
collaborer ensemble collaborer
prévoir à l’avance prévoir
au jour d'aujourd'hui aujourd'hui
une autre alternative une alternative
incessamment sous peu incessamment
descendre en bas descendre
monter en haut monter
voire même voire

Périphrase (n.f.) :
Groupe de mots que l’on substitue à un mot unique.
Exemple : "roi des animaux" pour : "lion".

Solécisme (n.m.) :
Faute de syntaxe portant sur la construction de la phrase.
Exemple : on ne dit pas : "Nous avons convenu", mais : "Nous sommes convenus".

Syntaxe (n.f.) :
Ensemble des règles par lesquelles les mots se combinent en phrases

L'origine des mots

Les mots que nous utilisons aujourd'hui ne sont pas nés d'hier, ils ont évolués en traversant les siècles. Voici le "pourquoi" de certains mots que nous croyons connaître.

aujourd'hui
Le mot "hui" voulait autrefois dire "jour"

bonheur / malheur / heureux
A l'origine, le mot "bonheur" avait un sens différent de celui d'aujourd'hui, qui renvoie à la plénitude, la satisfaction totale.
Les mots "heureux", "bonheur" et "malheur" dérivent tous du mot "heur". Et bonheur vient de "bon heur", l'heur désignant le présage, la chance, la fortune : telle était donc la signification du terme à l'origine. De cette origine découle l'expression "Au petit bonheur la chance", aussi raccourci en "Au petit bonheur" (pour éviter la redondance). Elle se rapporte à l'occasion "heureuse", du bon hasard, et définie un comportement à la fois insouciant et optimiste. Les mots "heureux", "bonheur" et "malheur" dérivent tous de "heur" qui signifie "chance". Dans la langue comme dans les croyances, on constate l'importance qu'on attribuait autrefois au hasard et à la chance pour guider les destins.
(explication tirée du site http://www.francparler.com)

Fautes courantes
br /> Les expressions listées ci-dessous sont incorrectes. Leur origine a été déviée, mais elle font parfaitement sens dans leur forme d'origine, la langue parlée et le manque de curiosité les ont transformées en termes illogiques.
Pourtant, tout comme les pléonasmes, ces mots et expressions écorchés vifs portent en eux-mêmes une profonde logique, qu'il appartient à chacun de découvrir, comprendre et respecter.

Fautes courantes en langue parlée :

Erroné Correcte
un média, des médias un medium, des media (latin)
un ciseau des ciseaux (une paire de...)
nous avons été voir nous sommes allés voir


Expressions souvent mal ortographiées Ce mot désigne un pluriel, il s'agit pourtant d'un mot invariable.
L'erreur vient du fait qu'on le confond souvent avec "maintes" ("maintes fois") et on l'accorde à tort en genre et en nombre.

Ortographes de certains mots

abbréviation
abscisse
accalmie
acompte
acquérir
acquiescer
acquitter
Aigu -//- aiguë
! aîné
algorithme
Ambiguë -//- ambiguïté !
anoblir
apaiser
apanage
apparaît / naît / reconnaît / reconnaître
arithmétique
asseoir
attraper -//- trappe
authentique
auxiliaire
caméscope
cela
charrette
circonstanciel
Clôt -//- close !
cocher (une case)
collimateur
concurrence / occurrence
connexion
contrôle
Déshonoré -//- déshonneur !
dictionnaire
Différentiel -//- différencier !
dilemme
dilettante (un)
embarras
en aparté (des apartés)
erroné
extension
excellent
événement
filiale
fret
gouffre
hémistiche
honnête / honnêteté
impressionnisme
inclus / incluse
infirmier (vient de "infirme")
inonder / inondation
insertion
litote
malléable
marronnier
martèlement (il martèle)
Méditerranée
méridionales
moche
notamment / couramment
otage
Pâques
paraffine
parallèle / parallélisme
pèlerin / pèlerinage
progrès
quota
reconnaissait, reconnaissent, reconnaissance, naissance rhétorique
Règle, règlement -//- réglementer, réglementaire, réglementation
rime
rhume
rythme
spontané / instantané
succursale
trame
volontiers

Et aussi - on écrit...
Gâteau, château, forêt, chômage, icône, hôpital, hôte
"Elle est tout entière", "Elle est tout autre"
"événement" (et non "évènement").
Faute qui s'explique par la prononciation du mot.
A noter que "évènement" est désormais accepté dans les dictionnaires, depuis une récente (et calamiteuse) réforme de l'orthographe.

Grammaire et Conjugaison

Voici des erreurs à ne pas commettre ! Retour à l'école ! ;-)
"y a-t'il"
Le "t" euphonique est destiné à éviter certains hiatus.
On sait qu'il faut le mettre, mais on le confond souvent avec le "t" élision de "tu" ou "toi".
- "Y a-t-il de nouveaux articles ?"
mais
- "Il t'a demandé quelque chose ?" (t = à toi)
- "T'es fou ?" (t = tu)

Conjugaison
peindre / joindre ==> je peins, il peint
résoudre / absoudre ==> je résous, il résout
coudre ==> je couds, il coud
moudre ==> je mouds, il moud
envoyer ==> il envoie

Majuscules
- un grand Allemand (la personne de nationalité allemande)
mais
- un petit-suisse (le dessert)
- le français (la langue)
- il est belge (l'adjectif)
- mardi 27 novembre (pas de majuscule aux jours ni aux mois)
- 23 h 40 (pas de H majuscule, notez les espaces)
- l'Eglise (dans le sens « ensemble de la communauté chrétienne »)
mais
- une église (le bâtiment)

Les Nombres
Sauf cas exceptionnels, éviter de mettre des nombres en chiffres arabes.
Il s'agit des dates, des heures (mais pas les durées !), des mesures, des sommes.
En revanche, il vaut mieux indiquer le reste en toutes lettres, sauf bien sûr si c'est trop fastidieux (nombres compliqués, énumérations, etc.).
En cas d'incertitude, mettre ce qui choque le moins, ou ce qui est le moins long à taper.

Ordre
- 1ier, 2ème, 3ème...
On écrit "1er", puis "2e", "3e"...
Exception : on écrit "2nd" s'il n'y a que deux éléments.

Divers etc... / etc., etc.
Comme "et cetera" signifie déjà « et tout le reste », on ne devrait ni le répéter, ni le faire suivre de points de suspension.
Il ne faut mettre qu'un point après, pour signaler que c'est une abréviation.
Mr / Mrs
L'abrévation "Mr" signifie "Mister" !
"Monsieur" : "M."
"Messieurs" : "MM."
"Madame" : "Mme"
"Mademoiselle" : "Mlle"

Règles de ponctuation et de typographie
Saviez-vous que dans le monde de l'imprimerie (c.a.d. en typographie), le mot « espace » (celui qui sépare les mots imprimé) est un mot féminin ?
Les règles de typographie de base sont de plus en plus souvent massacrées dans les document écrits.
Je vous propose ici les principales règles de ponctuation de la langue française écrite. Petit résumé...

Espacement
On met une espace insécable AVANT et une espace APRES les signes suivants :
points d'exclamation. « Au secours ! »

points d'interrogation. « Tu m'écoutes quand je te parle ? »

points-virgules. « Tout est à refaire ; ce putain de PC. »
N.B. : Si on veut vraiment faire les choses bien, il faudrait mettre des espaces plus courtes que les autres avant chacun de ces signes (espaces quart cadratin). C'est parce que ces espaces sont plus courtes que, bien souvent, on croit qu'il ne faut pas en mettre.

deux-points. « Mission : impossible » (du moins en bon français car sur les affiches du film, la ponctuation est restée anglaise)

guillemets français. Les espaces insécables sont alors à l'intérieur des guillemets. « Bonjour ! »

tirets. « Il m'a dit - que cela reste entre nous - que Jo sort avec Jo. »
N.B. : les tirets de séparation sont plus longs que les traits d'union : - / -

Pour tous les signes de ponctuation, éviter les rejets hideux du genre :
« Oh, le point d'exclamation est tombé
! Comment faire ? »
Pour cela, utiliser les espaces insécables :
- Sous Word pour Mac : touche pomme + espace
- Sous Word pour Windows : ctrl + shift + espace

On met une espace après :
Les virgules
Les points
Les points de suspension...

On accole au texte :
Les parenthèses (azerty)
Les crochets [azerty]
Les guillemets anglais "azerty"

On ne met d'espace ni avant, ni après :
Les apostrophes
Les tirets. « Qu'as-tu ? »
N.B. : on met une espace après les tirets placés en début de ligne, comme c'est le cas dans ce texte.


Style et ponctuation emphase
!!! / ??? / ...
Certaines personnes n'arrivent pas à se contenter d'un point normal, ou à la rigueur d'un seul point d'exclamation ou d'interrogation.
Lorsque cela n'intervient pas trop souvent dans le texte, cela peut donner un peu plus de relief à la phrase. Quand c'est systématique, c'est inutile, laid et agaçant. Il vaut mieux faire le ménage.


Citations
Les guillemets français (« ») sont utilisés pour les citations.
Lorsqu'on a des citations imbriquées, les guillemets intérieurs sont remplacés par des guillemets anglais ("").
Ex. : « Je l'ai frappé sur le clavier. Il m'a répondu "Coin !" Quelle machine étrange ! »
Si la citation est complète et comprend un signe de ponctuation final, ce signe est à l'intérieur des guillemets.
Il est alors inutile d'ajouter un point après si la phrase contenant les guillemets est finie.

Italique (caractères penchés)
Ce style s'oppose au romain (caractères droits) s'utilise pour distinguer certains mots ou groupes de mots.
Parmi lesquels :
les noms communs étrangers qui ne sont pas dans le dictionnaire. « Ça y est, il a encore fait un reset ! Damned ! »
les locutions, citations et mots latins, sauf « etc. »


Souligné
Ce style permet de mettre un passage ou un mot en valeur. Certaines sources préconisent de souligner les deux-points qui sont à la fin du passage souligné, d'autres non.
C'est affaire de choix personnel.


Lettres Capitales Elles sont employées soit pour insister sur un passage important, soit pour rapporter des paroles criées.
On accentue les caractères en capitales dans un passage en capitales.
Ex. : « LE MONSIEUR A DEMANDÊ SI TU ALLAIS BIENTÔT T'ARRÊTER. »
En revanche, le Monde n'accentue pas la première lettre d'un mot lorsque c'est la seule en capitale.
Ex. : « L'Etat, c'est moi.

Vocabulaire

Voici un se liste de mots variés avec leurs synonymes (mots semblables et leurs antonymes (mots opposés) qui vous permettront d'enrichir votre vocabulaire

Adjectifs

A
Apodictique : Nécessaire (jugement... )
Arbitraire (nég. ) : Personnel, autoritaire (antonyme : Délibéré)
Atrabilaire : Coléreux, bilieux

B
Bancroche (adj.) : Bancal

C
Circonspect : Prudent
Coercif : Contraignant
Congru / Incongru : Pertinent / Inconvenant

D
Délétère : Nuisible ou qui corrompt
Dilatoire : Vague / fait pour gagner du temps
Dithyrambique : Élogieux avec excès, trop flatteur
Ductile : Souple, élastique

E
Eclectique : Ouvert (=/= Hétéroclite = varié); Mot antonyme : Sectaire, hermétique

F
Fallacieux : Perfide, trompeur

I
Inéluctable : Fatal, obligé
Inexpiable : Non purifié
Ingambe (adj.) : Alerte
Intrinsèque : Qui existe par soi-même, propre et essentiel

L
Laudatif : Elogieux

O Obséquieux :Trop poli, mielleux - (voir "Dithyrambique")

P
Patenté (fig) : Attitré
Péremptoire : Irrévocable
Plénière (adj) : Complet, entier (ex : rémission des péchés)
Prosaïque (ex : une vie p. ) : Terre-à-terre, plat, sans relief (fig)

R
Rédhibitoire :Qui constitue un empêchement

T
Téléologique (vision) : Etude de la "finalité"

V
Volubile : Bavare, loquace


Noms et verbes

A
Abnégation : Dévouement
Aphorisme : Adage, dicton, apophtegme
Apocryphe : Faux

C
Coprolalie : Langage ordurier
Corroborer : Soutenir, confirmer (théorie, affirmation)

D
Délation : Dénonciation secrète
Démiurge : Nom du Dieu créateur (cf. philosophie de Platon)
Déprédation : Dégradation
Désinvolture : Inattention
Dévoyer : Pervertir, corrompre
Diatribe : Critique violente
Dichotomie : Opposition
Diligence : Empressement, activité

E
Expédient : antonyme de Sectaire, hermétique

F
Fomenter : Susciter, entretenir

I
Impéritie : Maladresse

O
Obédience : Liaison avec qq.'un; antonyme : Indépendant

P
Palimpseste : Manuscrit effacé et réécrit
Palindrome : Mot lisible dans les deux sens (radar, l'aval...)
Panégyrique : Eloge, apologie
Pérennité : Eternité
Poncif : Travail /Formule banale, sans originalité (arts)
Probité : Honnêteté
Prosélyte : Adepte (rel. ou autre), néophyte
Prosélytisme : Recrutement d'adeptes (propagande)

V
Velléité : Intention, désir
Viatique (masc., lit.) : Argent, victuailles pour la route, moyen de parvenir (fig.), soutien, recours ; aussi, dernière eucharistie à un mourant.


Expressions d'origine religieuse


"Oeil pour oeil, dent pour dent", vous connaissez ? Et savez-vous que ça sort de la Bible ?
Tout laïc qu'il soit, notre beau pays conserve malgré lui un imposant héritage religieux, que ce soit dans ses coutumes, ses jours fériés ou encore les prénoms de ses concitoyens.
Et bien sûr, dans la langue, c'est encore pire tant c'est insidieux si bien que même le plus athée des français cite la Bible sans le savoir !


"Oeil pour oeil, dent pour dent"

L'exacte origine se trouve dans les paroles de Dieu à Moïse lors de son exode.
Mais le principe se retrouve plusieurs fois dans le Pentateuque
(ensemble des 5 livres de la Bible, écrits du Xème au VIème siècle avant Jésus-Christ) - voici les extraits :
"Si quelqu'un verse le sang de l'homme,
par l'homme son sang sera versé;
car Dieu a fait l'homme à son image.
9ème chapitre de la Genèse, verset 6.

Mais s'il y a un accident, tu donneras vie pour vie,
oeil pour oeil, dent pour dent,
main pour main, pied pour pied.
21ème chapitre de l'Exode, versets 23 et 24.

Celui qui frappera un animal mortellement le remplacera : vie pour vie.
Si quelqu'un blesse son prochain, il lui sera fait comme il a fait.
24ème chapitre du Lévitique, versets 18 et 19.

Le vengeur du sang fera mourir le meurtrier;
quand il le rencontrera, il le tuera.
35ème chapitre des Nombres, verset 19.

Tu ne jetteras aucun regard de pitié :
oeil pour oeil, dent pour dent,
main pour main, pied pour pied.
Deutéronome, versets 19 à 21."

Cependant, l'idée même de la vengeance sans pardon est bien plus ancienne encore, et porte le nom de "Loi du Talion".
Elle apparaît dans le code d'Hammourabi (1730 avant J.C.), roi de Babylone.


"pleurer comme une Madeleine"

Marie, de la ville de Magdala (aujourd'hui plus connue sous le nom de Marie-Madeleine), était une prostituée. Lorsqu'elle apprit la venue du prophète Jésus en la demeure d'un des "notables" de la ville, elle s'y rendit, et se mit aux genoux de celui-ci, baignant ses pieds de ses larmes, les essuyant ensuite avec ses cheveux avant de les arroser de parfum, tout en lui avouant ses péchés.
La force de son repentir s'exprimant par ses larmes et sa contrition lui apportèrent le pardon de Jésus sur ses erreurs passées. Elle fut dès lors une de ses plus fidèles disciples.
Aujourd'hui on appelle une Madeleine ou une Marie-Madeleine une ancienne prostituée ayant cessé ses activités.


"être changé en statue de sel" & "Sodomme et Gomorrhe"

L'expression s'utilise souvent pour parler de la réaction immédiate d'une personne paralysée sous le coup d'une émotion trop forte.
Elle trouve son origine dans la Bible, plus précisément dans la Genèse, où l'on conte l'histoire de la ville de Sodome.
Sodome (dont vient un mot que je ne citerai pas ici) était une ville où la débauche, la luxure et le péché régnaient en maîtres.
Dieu décida de la détruire.
Parmi les habitants se trouvait néanmoins un juste, Lot. Dieu accepta de l'épargner, et lui enjoignit, par l'intermédiaire de ses anges, de quitter précipitamment la ville avec sa femme et ses deux filles, mais de ne surtout pas se retourner sous peine d'être emporté par son courroux.
Dans leur fuite, la femme de Lot passa outre les ordres des anges et se retourna, alors que Dieu faisait pleuvoir feu et soufre sur la ville de Sodome.
Elle fut instantanément changée en statue de sel...


"un bouc émissaire"

Désigne une personne accusée de toutes les fautes et de tous les malheurs.
Ceci est en référence à la cérémonie juive de l'Expiation, pratiquée depuis la Bible, au cours de laquelle le grand prêtre des Juifs charge symboliquement un bouc de toutes les fautes et de tous les malheurs d'Israël.
Ce bouc, qui est ensuite chassé dans le désert, est appelé Azazel ce qui veut dire émissaire ou renvoyé.


"le démon de midi"

Poussée de libido qui touche les hommes. A l'origine de cette expression, la Bible, ou plus exactement, les différentes transcriptions et traductions qui en ont été faites.
Il s'agit du psaume 91 de l'Ancien Testament, pour lequel certains moralistes ont vu, dans les versets 5 et 6, une allusion au péché de chair "à un âge avancé"... bien que les diverses traductions (ci-dessous) paraissent toutes totalement chastes et sans rapport clair avec cette idée.
Seulement, pour les traducteurs, les "périls", la "contagion", l'"épidémie", ou encore "le fléau" qui attaque en plein midi n'avait pas de sens précis, ils l'ont ainsi traduit par "démon de midi". Le midi serait donc non pas le milieu de la journée, mais celui de la vie, et un démon serait la cause de l'attitude de l'homme jugé immoral pour ses envies érotiques
D'après A. Rey et S. Chantreau, une association d'idées a pu voir le jour en transposant le "midi" ou plutôt "milieu" au corps humain, ceci mettant l'accent sur l'endroit où se situe le sexe, et contribuer ainsi à la signification de nature tendancieuse...
"Je ne crains pas les cauchemars de la nuit, pas plus que les attaques en plein jour, ni les menaces qui rodent dans l’ombre, ni les périls qui m’entourent en plein midi.
Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, Ni la flèche qui vole de jour, Ni la peste qui marche dans les ténèbres, Ni la contagion qui frappe en plein midi.
Tu n'auras à craindre ni les terreurs de la nuit, ni les flèches qui voltigent le jour, ni la peste qui chemine dans l'ombre, ni l'épidémie qui exerce ses ravages en plein midi.
Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la peste qui marche en la ténèbre, ni le fléau qui dévaste à midi.


"un colosse aux pieds d'argile"

La métaphore suffit à expliquer le sens de l'expression.
L'origine de cette expression se trouve dans le songe du roi de Babylone, Nabuchodonosor (-605, -561), que le prophète Daniel, soucieux de démontrer son talent, raconta au roi avant même que celui-ci ne le lui relate.
Daniel interpréta le songe du roi en lui annonçant au roi que les différentes parties de la statue (et leur matière) représentaient son royaume, puis les trois qui succèderont au sien : l'empire Perse, l'empire Grec, et enfin l'empire Romain.
L'interprétation de la prophétie concernant la pierre reste sujette à polémiques, la majorité affirmant qu'elle serait la représentation du monde musulman, choisi par Dieu pour durer éternellement, seule "puissance" survivant à toutes les autres.
"Tu as eu, ô Roi, une vision. Voici : une statue, une grande statue, extrêmement brillante, se dressait devant toi, terrible à voir.
Cette statue, sa tête était d'or fin, sa poitrine et ses bras étaient d'argent, son ventre et ses cuisses de bronze, ses jambes de fer, ses pieds partie fer et partie argile.
Tu regardais : soudain une pierre se détacha, sans que nulle main l'eût touchée, et vint frapper la statue, ses pieds de fer et d'argile, et les brisa.
Alors se brisèrent tout à la fois fer et argile, bronze, argent et or...
2ème chapitre du Livre de Daniel, versets 31 à 35."


"à la sueur de son front"

L'expression originelle était "A la sueur de son visage", employée au début du XIVème siècle, qui est devenue "à la sueur de son corps" au XVIème, avant de prendre la forme que nous lui connaissons aujourd'hui.

"A la sueur de ton visage
Tu mangeras ton pain
Jusqu'à ce que tu retournes au sol
Puisque tu en fus tiré.
(Chapitre 3 de la Genèse, verset 19)"


Sources des informations:  Internet et Petit Larousse
http://francois.huet.free.fr/typographie/index.html
http://www.framasoft.net/article2225.htm
Abrégé du Code typographique à l'usage de la presse
Le Monde